
mercredi 30 avril 2008
Lieu sans nom
C'est pour cela que nous sommes au monde.
Pour ce ressourcement
Du bleu dans le noir.
Il n'y a pas de porte où nous entrons.
Pour ce ressourcement
Du bleu dans le noir.
Il n'y a pas de porte où nous entrons.
*
Flêche dédiée au voyageur
................Le soleil résiste sur le toit
et l'image bouge
(renversée ) dans le ciel du dessous.
*
Maintenant et toujours
Le sang quitte ce monde
..........et les lieux dorment.
La fête est sur la rive
avec les clés avec les larmes
.......Et le poids pur du vent.
*
Reste debout
Sur l'axe froid du soir
Avec une clarté touchante
Laisse le temps nous aveugler.
La terre et la mer conjuguées
Les nuits se sont cachées
*
Avec les bâteaux.
lundi 28 avril 2008
Le coeur incirconcis.
Quand un mot n'est qu'un île encerclée d'air, comme ces cailloux d'enfance d'où s'écarte la nuit, quelle autre trouver là qu'une pauvre âme blottie autant sur un gravier que sur d'immenses tours ?
C'est comme ensomeiller sa peur à chaque station parlée , chacune pour bâtir , sculpter à des buées de bouche sa préférence.
Ah ces âmes mises en ordre, à la façon des os rangés sous le linceul d'un dictionnaire.
Mais plus qu'une pose de florilège s'avance notre commun, comme une remue de mer sous d'innombrables draps:
L'unie sintaxe de même souffle où se-fait -et-défait le nid de soi.
Patrick Guyon / Le livre de la sortie du jour.
C'est comme ensomeiller sa peur à chaque station parlée , chacune pour bâtir , sculpter à des buées de bouche sa préférence.
Ah ces âmes mises en ordre, à la façon des os rangés sous le linceul d'un dictionnaire.
Mais plus qu'une pose de florilège s'avance notre commun, comme une remue de mer sous d'innombrables draps:
L'unie sintaxe de même souffle où se-fait -et-défait le nid de soi.
Patrick Guyon / Le livre de la sortie du jour.
vendredi 25 avril 2008
Au commencement : le Verbe
Attendre - comme un arbre au bord des eaux
que du vertigineux mouvement croisse et monte
par les canaux secrets un siècle de repos
dominateur des vents que le bras calme affronte
Attendre- comme l'arbre en mille ans les linceuld
des hivers ou les fleurs toujours inattendues
ou comme torche enfin par l'orage tendue
la foudre châtiment de l'orgueil d'être seul
Dormir- toute la nuit des pierres sur le front
comme fonce le flot sous les arches d'un pont
Rêver_ éclairs perdus à tâtons vers les cibles
commencements de soi fontaines du possible
Agir- sauter d'un bond dans le camp des vainqueurs
les éléments, brûler de tous les feux qui passent
et prenant le flambeau des mains du grand voleur
forcer le cours du temps ramer contre l'espace...
Mais le verbe le vrai n'est pas encor trouvé
pour défoncer la porte où je l'entends qui gronde
et frappe, le terrible inconnu de ce monde,
- La clé du roi, le mot des derniers conjurés.
que du vertigineux mouvement croisse et monte
par les canaux secrets un siècle de repos
dominateur des vents que le bras calme affronte
Attendre- comme l'arbre en mille ans les linceuld
des hivers ou les fleurs toujours inattendues
ou comme torche enfin par l'orage tendue
la foudre châtiment de l'orgueil d'être seul
Dormir- toute la nuit des pierres sur le front
comme fonce le flot sous les arches d'un pont
Rêver_ éclairs perdus à tâtons vers les cibles
commencements de soi fontaines du possible
Agir- sauter d'un bond dans le camp des vainqueurs
les éléments, brûler de tous les feux qui passent
et prenant le flambeau des mains du grand voleur
forcer le cours du temps ramer contre l'espace...
Mais le verbe le vrai n'est pas encor trouvé
pour défoncer la porte où je l'entends qui gronde
et frappe, le terrible inconnu de ce monde,
- La clé du roi, le mot des derniers conjurés.
mercredi 23 avril 2008
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